La céramique japonaise, en japonais Tojiki 陶磁器, Yakimono 焼きもの ou Tōgei 陶芸 est l’une des formes d’art les plus anciennes du Japon. Elle remonte à la période Jōmon et se poursuit jusqu’à nos jours. Maison Wabi-Sabi vous souhaite un bon voyage dans le temps et vous entraîne dans l’histoire de la céramique japonaise.


Explications et Situations

La production s’est poursuivie sans s’arrêter jusqu’à maintenant, donnant une large gamme de terres cuites brutes ou vernissées, poteries, grès et porcelaines selon des techniques de tradition japonaise, importées ou inspirées par les céramiques coréennes, chinoises et thaïlandaises.

Dans un mouvement de retour aux traditions et grâce à Sōetsu YANAGI 柳 宗悦 (1889-1961), aux maîtres potiers tels que Shōji HAMADA 濱田庄司 (1894-1978) et Kawai KANJIRŌ 河井 寛次郎 (1890-1966), naît le Mouvement de l’Art Populaire ou Mingei Undō 民芸運動.

Dans les temples zen et à la cour du shōgun, l’émergence de nouvelles valeurs esthétiques conduit au style de préparation du thé dit Wabi-cha. La simplicité de ce style de cérémonie du thé est associée à Sen no Rikyū 千利休 (1522-1591).

À Kyōto, la famille Raku produit les bols à thé. Dans la province de Mino (partie sud de l’actuelle préfecture de Gifu) où on continue d’utiliser la formule classique de l’époque Azuchi Momoyama (1573-1603) pour fabriquer des articles pour le thé de type Seto-yaki.

Fin des années 1980, des maîtres potiers ne travaillaient plus pour des fours majeurs ou anciens, mais ils fabriquaient des céramiques classiques un peu partout au Japon, avec également des collectifs d’artistes comme KaiKai Kiki, dirigé par Takashi MURAKAMI 村上隆.

De nos jours les jeunes générations, descendantes de lignées de potiers, de trésors nationaux vivants, continuent de faire prospérer cet héritage.

Sources des photos : triochanomizu.jugem.jp / kokujiyaki.com