Hirashimizu-yaki ou la poterie de Hirashimizu est fabriquée dans la ville de Yamagata, dans la préfecture de Yamagata, de la région du Tōhoku. Maison Wabi-Sabi vous raconte l’histoire du four N°5, de la carte des 100 fours japonais visible dans le livre “Connaître et réaliser la Céramique Japonaise“.


Poterie de Hirashimizu – Hirashimizu-yaki – 平清水焼


Hirashimizu-yaki sont des poteries et des porcelaines fabriquées à Hirashimizu, au sud-est de la ville de Yamagata, préfecture de Yamagata. Hirashimizu-yaki, qui a la plus ancienne histoire de Yamagata, est connue sous le nom de “Village de la Céramique”.

À l’ère Bunka (1804-1818), vers la fin de la période Edo, le propriétaire, Jizaemon NIWA, invita Tojibei ONO, un potier de la province de Hitachi (actuelle Ibaraki), et lui a fait fabriquer de la poterie en utilisant de l’argile fournie localement au pied du mont Chitoseyama, une belle montagne en forme de cône recouverte de pins centenaires. C’est le début de la poterie de Hirashimizu.

Actuellement, 6 types de poteries sont produites dans la région, mais « Nashiseiji » et « Zansetsu » du four Seiryu sont les plus connues. Le sulfure de fer trouvé dans l’argile locale est vaporisé en réduction et se dissout dans la glaçure, donnant à « Nashiseiji » une couleur blanc bleuâtre unique avec une texture mouchetée qui ressemble à la peau d’une poire. Le chef de la 3ème génération, Ryunosuke NIWA, a développé cette technique et a remporté le Grand Prix à l’Exposition Universelle de Bruxelles, ce qui a fait connaître la poterie de Hirashimizu.

« Zansetsu » a été développé par le chef de la 4ème génération, Yoshitomo NIWA. Elle est nommée « Zansetsu » (neige restante) car elle est fabriquée en versant un glaçage blanc pur sur la poterie, créant ainsi des taches noires à la surface.

La poterie produite à Hirashimizu a évolué au fil du temps, reflétant l’évolution des modes de vie au Japon. Pendant la période Meiji (1868-1912), au plus fort de la fabrication de poterie à Hirashimizu, il y avait 30 fours produisant notamment de la porcelaine, du grès, des céramiques folkloriques, pour la cérémonie du thé et des Utsuwa.

L’actuelle Ère de Reiwa (2019-), il ne reste que deux fours :

  • Le four Shichiemon qui produit principalement des poteries d’art populaire au goût simple tout en préservant la tradition depuis sa création, et le « poire céladon » qui ressemble à la peau d’une poire et à l’émail blanc mat rappelant un paysage enneigé.
  • Le four Seiryu datant de 1894 qui est réputé pour sa « neige restante ».

Source des photos : seiryugama.com