
Atsushi HAMADA et ses créations
(1985-)
Il se définit comme un potier, parce que, dit-il, il ne peut être rien d’autre. Il pratique la céramique depuis l’adolescence, après l’avoir découverte au lycée, mais la poterie était déjà présente dans son environnement familial : son père potier, Junri HAMADA 浜田 純理 (1947-2022) pseudonyme de potier : Rōjin 露人. C’est auprès de lui qu’Atsushi apprend son métier, avant de poursuivre sa formation au lycée technique de Tajimi.
Son travail s’inscrit dans la tradition de Mino-yaki, avec une prédilection pour les pièces en cuisson sans émail, les objets liés au thé et les formes inspirées des crustacés. Il puise également dans l’esthétique de la période Momoyama et dans l’idéal du Bushidō. Ses inspirations sont simples : il crée ce qu’il trouve beau et ce qui lui semble fort, élégant ou impressionnant. Son parcours est ainsi profondément enraciné dans une transmission familiale et dans le patrimoine céramique de Gifu. Il reste lié à cet héritage.
Il maîtrise plusieurs modes de cuisson, du four à bois aux installations à gaz et électriques, qu’il adapte aux caractéristiques de ses créations.
Le feu de bois occupe une place importante dans son atelier, où il réalise plus de vingt cuissons par an, parfois pendant cinquante et une heures, à des températures comprises entre 1 120 et 1 250 °C.
Il privilégie différentes essences disponibles dans son environnement, comme le pin rouge, le cyprès hinoki, le châtaignier ou le chêne. Cette diversité végétale participe aux réactions de la flamme et aux effets obtenus sur les surfaces. Son répertoire d’émaux comprend notamment le Seto-guro, le Ki-seto, l’Oribe, les émaux de cendre et le bidoro.
Il explore également les émaux transparents et ceux au cinabre. Chaque cuisson constitue une expérience singulière, dont les résultats ne sont jamais entièrement prévisibles et contribuent à la richesse visuelle de ses œuvres.


La démarche d’Atsushi HAMADA s’enracine dans le patrimoine céramique de la région de Gifu, tout en laissant une large place à sa sensibilité personnelle.
Les objets destinés à la cérémonie du thé, les pièces inspirées des crustacés et l’esthétique de l’époque Momoyama nourrissent son imaginaire. L’idéal du Bushidō constitue également une référence dans sa recherche de force, d’élégance et de justesse. Plutôt que de reproduire inlassablement des modèles existants, il souhaite renouveler son répertoire et concevoir des silhouettes inédites, attentif aux changements de saison et à ce qu’ils lui inspirent.
Son apprentissage auprès de son père, Junri HAMADA, demeure essentiel : il bénéficie encore de son expérience, notamment pour les recettes d’émaux et l’utilisation des fours. Cette continuité familiale ne l’empêche pas de développer son propre langage. Sa philosophie repose sur l’équilibre entre les forces du ciel, de la terre et des êtres humains, une vision qui relie son travail à la nature et à la place de l’homme dans son environnement.
Atsushi HAMADA en 3 dates importantes :
2013 : Reçoit le Grand Prix de l’exposition de Chawan du Shōzō-shō (庄三賞茶碗展大賞受賞).
2024 : Il devient indépendant en tant que potier et commence son activité professionnelle sous son propre nom.
2025 : Il présente sa première exposition personnelle à la galerie Bunkindō, à Gifu.

Source des photos et des textes : Atsushi HAMADA et Yann san
