Ceramic Tour 2025

Le Ceramic Tour 2025 au Japon a débuté à Nagoya et s’est terminé à Kyōto, après avoir traversé le sud-ouest de Honshū, puis de retour au Kansai. Du 11 Novembre au 27 Novembre 2025, 17 jours pour découvrir les sites historiques de la Céramique Japonaise, les 6 anciens fours japonais (Seto, Tokoname, Shigaraki, Echizen, Tamba et Bizen) et rencontrer les potiers qui collaborent avec Maison Wabi-Sabi. Nous allons également rencontré d’autres potiers par pure passion et admiration de leurs créations. Nous allons visiter les Musées des céramiques régionales, les galeries et les magasins spécialisées, les ateliers, les fours ancestraux et locaux, et les villes et villages qui comptent profondément dans la culture japonaise et l’artisanat de la céramique millénaire, ainsi que quelques surprises pendant ce voyage. Yann san a voyagé avec un groupe de 5 personnes, des passionnées d’artisanat et de céramiques. Ceci n’est pas un Tour Operator !

Samedi 08 Nov.
Aéroport Départ
Dimanche 09 Nov.
Nagoya Jour.1
Lundi 10 Nov.
Nagoya Jour.2
Mardi 11 Nov.
Inuyama Jour.3
Mercredi 12 Nov.
Seto Jour.4
Jeudi 13 Nov.
Seto Jour.5
Vendredi 14 Nov.
Tokoname Jour.6
Samedi 15 Nov.
Tokoname Jour.7
Dimanche 16 Nov.
Tokoname Jour.8
Lundi 17 Nov.
Shigaraki Jour.9
Mardi 18 Nov.
Shigaraki Jour.10
Mercredi 19 Nov.
Echizen Jour.11
Jeudi 20 Nov.
Echizen Jour.12
Vendredi 21 Nov.
Tamba Jour.13
Samedi 22 Nov.
Tamba Jour.14
Dimanche 23 Nov.
Okayama Jour.15
Lundi 24 Nov.
Okayama Jour.16
Mardi 25 Nov.
Okayama Jour.17
Mercredi 26 Nov.
Okayama Jour.18
Jeudi 27 Nov.
Kyōto Jour.19
Vendredi 28 Nov.
Kyōto Jour.20
Samedi 29 Nov.
Kyōto Jour.21
Dimanche 30 Nov.
THE END

« Et c’est parti pour le 3ème Ceramic Tour. Je pars à 11:20 avec EVA Air (compagnie Taïwanaise), du terminal 1 de CDG. Dans un beau 777 de Boeing. On est 3 à partir de Paris : Yann san, Sara MAUVILLY et Véronique MAURY. Direction l’aéroport de Taipei en quelques heures de vol… »

« Seconde partie de notre voyage. Taipei => KIX Ōsaka. On est parti en retard de Paris donc on nous met sur un autre vol d’une autre compagnie: STARLUX sur un A350 magnifique. C’est une compagnie Taïwanaise datant de 1990. Sponsorisé par Snoopy ! Service impeccable et une place à 3 avec de la place pour les jambes. On arrive à Ōsaka dans les nuages. Le temps est très pluvieux. Mais nous sommes arrivés à destination. »

« On est bien arrivé à Ōsaka International Airport KIX. Il ne fait pas beau mais on est heureux d’être là. Ensuite récupération du Pocket Wi-Fi au guichet de la JAL, les 2 Japan Rail Pass régionaux : Kansai Wide Pass et les cartes ICOCA pour chaque personne du groupe. Direction Nagoya, en passant par Kyōto, avec le HARUKA Hello Kitty, puis le Shinkansen et le métro MEITETSU. Rapide et efficace comme toujours. On est content de prendre une bonne douche à l’hôtel Toyoko Inn Nagoya Kanayama. »

« Après une bonne douche, un lifting, offrir les Omiyage à Keiko, confier les céramiques que je dois faire réparer. Nous partons dîner dans un restaurant proche de l’hôtel : Izakaya Kishou. Kushikatsu et une bonne bière pour fêter cette arrivée au Japon. Trop content de retrouver mon amie Keiko. »

« Ohayō Gozaimasu Nagoya-shi ! Il fait beau, bon petit-déjeuner à l’hôtel, ça m’avait manqué ! On part à pied et en train visiter le Château de Nagoya. »

« Le Château de Nagoya est magnifique vu de l’extérieur car on ne peut plus le visiter à l’intérieur depuis le tremblement de terre. Par contre le Honmaru Palace est achevé en 1615, servait de résidence et de centre administratif du seigneur d’Owari. Construit dans le style shoin-zukuri, il se distinguait par ses salles richement décorées de peintures, portes fusuma et ferrures dorées. Classé Trésor national, il fut détruit en 1945 puis entièrement reconstruit grâce à de nombreux documents historiques. Achevée en 2018, la restauration restitue fidèlement ses espaces emblématiques comme le Jōdan-no-ma et le Jōrakuden. Sublime ! Le 9 et le 10 novembre, je suis uniquement avec Sara et Véronique. »

« Après cette belle visite, nous sommes partis dans le nord de Nagoya, pour visiter la ville d’Inuyama. Le Honmachi District, rue historique où l’on peut visiter the Wealthy Merchant’s Residence, ancienne maison de marchands en étoffes construite entre la fin de l’époque Edo et debut Meiji. Nous avons mangé chez Goat, un sandwich maison et un Kinako Hojicha Latte, et là, c’est une révélation, le matcha peut aller se reposer tranquillement et sereinement. Juste délicieux ! Félicitations à la propriétaire. Ensuite une belle promenade jusqu’au jardin Urakuen.»

« Arrivée au Jardin Urakuen, et son magnifique Jo-an qui est un salon de thé japonais du 17ème siècle. Il est considéré comme l’un des trois plus beaux salons de thé du Japon et se trouve à son emplacement actuel à Inuyama depuis 1972. Il a été désigné trésor national en 1951. (La petite fenêtre en bambou (Shitajimado) est l’inspiration du logo de Maison Wabi-Sabi). Nous avons bu un délicieux matcha dans le Kō-an et contemplé le jardin du Gen-an à la tombée de la nuit. Un délice ! »

« En revenant vers la gare d’Inuyama, on a fait une halte au Sanctuaire Sankō Inari et ces Ema en forme de cœur rose. On rentre tranquillement en train vers la gare de Kanayama pour retrouver un nouveau membre du groupe, Viviane, qui est déjà au Japon depuis 10 jours et c’est son premier voyage ici. Autant dire que la découverte est totale ! On va dîner à Ma Maison, des spécialités délicieuses de Nagoya, recommandé par la maire de Nagoya, Julie BAUD. Il est situé dans le centre commercial Asunal Kanayama. Nous rentrons repu à notre Hôtel Toyoko Inn Nagoya Kanayama. Oyasuminasai ! »

« Début du Ceramic Tour, réveil tôt, photo ascenseur, petit déjeuner à gauche dans la salle, surtout pas à droite. On part à pied se promener pour faire un peu de shopping et découvrir le sanctuaire Atsuta Jinja. »

« Le magnifique sanctuaire Atsuta Jingū 熱田神宮 niché dans sa forêt. L’un des sanctuaires shintō les plus anciens et les plus importants du Japon. Fondé selon la tradition au Ier siècle, il est surtout connu pour abriter l’épée sacrée Kusanagi no Tsurugi, l’un des trois insignes impériaux du Japon, symbole du pouvoir et de la légitimité de l’empereur. Cette épée mythique est associée au dieu Susanoo et à la déesse solaire Amaterasu. Il est dédié à Atsuta no Ōkami, une manifestation d’Amaterasu, et a longtemps bénéficié du patronage de la cour impériale et des samouraïs. Le sanctuaire est entouré d’une vaste forêt sacrée, créant une atmosphère de calme et de recueillement au cœur de la ville. Après cette bouffée d’air, nous sommes allés manger chez Ohkute Yamamotoya (fondé en 1925), des Udon au curry et poulet cuits dans du miso rouge, dans un Donabe. Un délice ! Ensuite nous somme rentrés à l’hôtel pour rejoindre tout le groupe. Un peu de repos et direction Kirakuni pour notre premier dîner de groupe. On s’est bien marré ! Oyasuminasai 😊 »

« Le groupe est enfin réuni. Aujourd’hui, on part visiter le 1er four : Seto, situé à l’est de Nagoya, dans la préfecture d’Aichi, dans l’ancienne province de Mino, d’où le nom Mino-yaki. Le train est pratique depuis la gare de Kanayama. Nous prenons la direction de la station Owari Seto car c’est ici qu’il faut descendre pour découvrir le Seto-yaki. Le trajet était agréable et une superbe berline noire nous attend près de la station, avec notre super guide conductrice. »

« Notre guide trilingue et spécialiste de l’artisanat japonais est Julie BAUD. Un bonheur qu’elle fasse partie de ce Ceramic Tour 2025. Une personne de confiance qui connaît le Job ! J’adore. J’amène le groupe dans le district d’Akazucho, qui regroupe beaucoup d’artistes du Seto-yaki et de l’Akazu-yaki. Nous rendons visite à Teppei TERADA, 5ème génération du four Bizen Tōbō. Il nous fait découvrir son travail, son histoire et celle de sa région, ainsi que son atelier et ses créations. Une immersion totale. Merci beaucoup pour son temps, son accueil et son partage avec le groupe. »

« Ensuite nous partons chez Kashiwa que j’ai connu à Paris au salon Maison & Objet. Shingo nous attend avec la famille fondatrice. Nous visitons les étapes de production réalisées à la main, le style s’inspire de la Scandinavie et des animaux. Des objets du quotidien fabriqués avec la terre de Seto. C’est interessant de voir le pendant entre la céramique très artistique et la céramique fabriquée en série. Un plaisir partagé par le groupe et l’équipe de Kashiwa. Merci à eux pour leur accueil et cette opportunité de visiter les ateliers et les fours. »

« Ensuite Julie nous a amené au sanctuaire Fukagawa, proche de notre restaurant pour le déjeuner. Des tuiles en Oribe, des Kitsune en Kiseto, il est magnifique à visiter. Fondé en 771, site sacré dès le 6ème siècle, fut reconstruit au 19ème siècle. À côté du sanctuaire se trouve l’annexe qui honore Shiro KATO (藤四郎), un pionnier de la céramique japonaise traditionnelle de Seto. Selon la tradition, lors de son pèlerinage, il reçut une révélation divine près du sanctuaire lui indiquant où trouver une argile de haute qualité. Cela l’amena à fonder et développer l’industrie de la poterie qui fera la renommée de Seto. »

« Un déjeuner bien mérité à une adresse de qualité. Shian 手打ち蕎麦 志庵 qui est un restaurant de soba artisanales, réputé pour ses nouilles faites main, ses tempura raffinés, ses ingrédients de saison et son atmosphère calme et élégante. Une salle réservée pour le groupe. Beaucoup ! d’explications de Julie à propos de sa vie au Japon, du Japon. Plein de force pour partir à la découverte du Aichi Prefectural museum. »

« Un déjeuner au top, direction le Aichi Prefectural Ceramic museum, après quelques rénovations de quelques mois. Nous sommes en pleine Aichi Triennale avec des installations visibles au Musée. Mais c’est surtout la collection permanente qui est impressionnante. Tous les styles sont représentés. Ceux de la régions et ceux des 6 anciens fours. On a eu droit à un micro tremblement de terre et dans un bâtiment adjacent, une exposition de l’artiste que j’adore : Izumi Kato. Un musée que je recommande vivement. Pour finir la journée, Julie nous ramène à notre hôtel. Quelle belle journée riche en découverte.»

« Nouvelle journée, on part à Seto pour valider le premier four de Seto : Seto-yaki. Direction le musée Seto-Gura (瀬戸蔵) qui est un complexe culturel consacré à l’histoire et à l’évolution de la céramique de Seto. Installé dans une architecture évoquant les anciens entrepôts kura, il abrite un musée, des expositions temporaires et des archives. Il met en valeur le rôle majeur de Seto-yaki dans la céramique japonaise, du Moyen Âge à la création contemporaine. Les détails et les explications sont pour moi un musée important pour comprendre Seto-yaki. »

« On continue la visite du musée Seto-Gura (瀬戸蔵) avec des pièces d’exception de Seto-yaki. Une collection de Chawan incroyable et la curiosité du groupe était belle à voir. L’étage du Musée est consacrée au bleu sous couverte, à l’archéologie, aux tessons, et aux parutions. Visite OBLIGATOIRE. »

« Après cette belle et longue visite, on part visiter le Shotengai du coin qui est dans un état de délabrement avancé, mais des jeunes entrepreneurs convertissent quelques anciens magasins en café/boutique de qualité. Ensuite nous partons déjeuner chez Moyaiya où l’on vous sert un set menu dans la vaisselle de Seto. C’était très bon. Merci beaucoup Julie pour ta recommandation. »

« Direction un lieu emblématique de Seto. Kamagaki no Komichi (窯垣の小径) qui est un chemin discret où l’histoire de la céramique locale s’inscrit directement dans le paysage urbain. Les murs qui bordent la ruelle sont composés d’anciens outils de fours : plaques réfractaires, piliers, tessons et éléments de soutien autrefois utilisés pour la cuisson. Assemblés avec pragmatisme, ils forment une architecture singulière, à la fois fonctionnelle et expressive. Cette petite voie témoigne de l’ingéniosité des artisans de Seto. Sur ce chemin, un petit musée est installé dans une ancienne maison de potier de l’époque Meiji. Il présente outils, matériaux et techniques de Seto-yaki, permettant de comprendre le quotidien des artisans et le rôle de la céramique dans l’histoire locale. »

« La visite s’est terminée par une photo devant le petit mur emblématique de Seto-yaki. Celui que l’on voit dans toutes les brochures touristiques. Un chat nous a accueilli. »

« La journée se termine au Seto Mingei Pottery Museum. Fondé en 1930 par Mizuno Hanjirō 1er (1898–1983), il constitue l’un des premiers musées japonais consacrés à la céramique populaire et à la pensée Mingei. Issu d’une famille de potiers active à Seto depuis la fin du 19ème siècle. Mizuno Hanjirō joua un rôle essentiel dans la sauvegarde des fours traditionnels et des formes utilitaires locales. Le musée est indissociable du grand four Noborigama attenant, construit vers 1895, long d’environ 30 mètres et composé de 8 chambres de cuisson disposées en escalier sur une pente. Ce type de four permettait des cuissons continues durant plusieurs jours, atteignant des températures supérieures à 1 250 °C, et une production à grande échelle d’Utsuwa. Les œuvres issues de ces cuissons, conservées au musée, témoignent d’une esthétique façonnée par la flamme, la cendre et l’usage, incarnant pleinement l’idéal Mingei défendu par Sōetsu YANAGI dès les années 1920. Ensuite avant de rentrer à Nagoya, nous sommes bien évidemment allés au magasin de matériel pour les céramistes. »

« Nouvelle journée et nouveau four validé : Tokoname. Située au sud de Nagoya au bord de la mer. On rejoint Julie BAUD notre guide pour une visite qu’elle aime beaucoup. Nous commençons notre visite par la Manekineko-dori : une rue emblématique d’environ 200 mètres, reliant la gare au quartier des fours. Elle est bordée de plus de 30 statues de Manekineko en céramique, créées par des artisans locaux, célébrant une tradition potière vieille de plus de 900 ans. »

« On commence la promenade sur le Tokoname Pottery Path, Julie nous explique les murs, les maisons et l’histoire de Tokoname. Puis on visite la galerie Toshi, le grand chat emblématique Tokonyan. Tokoname est la ville du Manekineko. On tombe aussi sur une maison réhabilitée par un artiste américain James MAKINS et une vitrine avec des Bonsai. Un bonheur d’apprendre toute cette histoire avec elle. »

« On continue notre promenade en passant devant la maison de marchands Takita. La famille Takita, armateurs majeurs de Tokoname, fit bâtir sa maison vers 1850. Restaurée par la ville, elle présente l’histoire maritime local. Tokoname Pottery Footpath est agréable pour déambuler et s’imprégner de la ville. Ensuite on fait une photo de groupe au Photo booth typique de Tokoname : Dōkanzaka, ilconstitue l’un des paysages emblématiques du chemin de promenade de la céramique. Les murs de part et d’autre de la pente sont entièrement recouverts de conduites en céramique de l’époque Meiji et de bouteilles de shōchū du début de l’ère Shōwa. Le sol est pavé de kesawa, des anneaux de rebut utilisés lors de la cuisson des conduites, afin d’éviter de glisser et de faciliter la marche. »

« Avant d’arriver au massif Noborigama. Julie nous amène dans des petits magasins de céramiques et autres artisanats locaux. Une galerie dans un ancien four. L’extérieur des boutiques est rempli de détails amusants, de figurines, de nature, céramiques de Tokoname. Le beau temps était au rendez-vous. Un bonheur ! »

« Sur le chemin de promenade de la céramique (Yakimono Sanpomichi), se trouve le four noborigama : Toei. Construit vers 1887 (20ème année de l’ère Meiji), ce four a été utilisé jusqu’en 1974 (49ème année de l’ère Shōwa) et fait partie des plus grands fours Noborigama encore existants au Japon. Il se caractérise par une inclinaison d’environ 17 degrés, huit chambres de cuisson et dix cheminées de hauteurs différentes. En 1982 (57ᵉ année de l’ère Shōwa), il a été désigné bien culturel folklorique matériel important au niveau national, puis reconnu en 2007 (19ᵉ année de l’ère Heisei) comme patrimoine industriel de la modernisation. Ensuite nous avons déjeuner chez Modoyama, simple et délicieux. Un vrai régal de se retrouver autour d’un bon repas. »

« Après un bon déjeuner, Julie nous amène à l’atelier « Issei Tōen » de Takayuki YAGI, potier Tokoname-yaki de 3ème génération. Le groupe a le droit à une présentation de son travail et une démonstration de fabrication d’un Kyūsu. C’est impressionnant de voir la dextérité dans la mouvement. Merci beaucoup YAGI san pour ce moment de partage. Il nous a également présenté son chat Marron qui déambule entre les céramiques. Un super moment grâce à Julie et le couché du soleil est doux et magnifique. »

« Notre dernière visite de la journée était la rencontre avec Yūichi HIRANO 平野祐一, né en 1941, 4ème génération et figure incontournable de Tokoname. Artiste passionné par la matière terre, allant même chercher lui-même de l’argile dans les montagnes pour obtenir des textures et couleurs uniques dans ses pièces. Des cuissons au bois Yakishime car il refuse les cuissons électriques et gaz. Beaucoup d’émotions dans cette rencontre avec lui et ses céramiques. Les rayons du soleil couchant qui caressent les pièces sur les étagères. L’envie de ramener une céramique mais comment la choisir parmi tout le stock disponible. Résultat un Yunomi et un Guinomi puissants. Merci beaucoup Julie pour cette belle rencontre. »

« Dernière soirée à Tokoname, et si on allait dîner dans un ancien four. Et bien c’est possible et on y mange très bien en plus ! Le bâtiment qui l’abrite était autrefois un four à poterie utilisé pour la production locale, témoignant du riche passé artisanal de la région. Restauré et réaménagé, l’ancien site industriel a été transformé en bar et bistrot tout en conservant son architecture d’origine. Aujourd’hui, le lieu associe patrimoine historique et ambiance contemporaine, proposant des cocktails, des vins et une cuisine d’inspiration européenne et japonaise. Merci beaucoup pour la super idée ! Enfin on rentre tranquillement en train à Nagoya et on dit un grand merci à Julie pour cette belle journée. »

« Morning Nagoya ! Quel temps magnifique. On repart en train à Tokoname pour une journée « Musées ». De la gare on part à pied à travers la ville pour rejoindre le musée Tokoname Tou no mori. »

« Quel temps magnifique, au bord de la mer. Le musée Tokoname Tou no mori qui est incontournable pour connaître la céramique de Tokoname. Encore une fois, nous étions seul dans le musée. C’est avant tout un centre culturel, célébrant plus de mille ans de tradition de la céramique. Ouvert à l’automne 2021, il combine un musée d’histoire, un institut de recherche et un atelier de formation. Il expose des œuvres de Tokoname sur plusieurs siècles, avec explications en anglais. »

« Après le musée, direction l’institut pour céramistes pour tenter une visite. Chance : il est ouvert au public car un four papier est en préparation à l’extérieur. Créé en avril 2012, l’atelier de formation propose un programme de deux ans pour cinq stagiaires, où sont enseignées les bases de la céramique, les techniques de façonnage et de cuisson, y compris au four à bois, afin de former une nouvelle génération d’artisans du Tokoname-yaki reconnus au Japon et à l’international. L’institut, fondé en 1961 grâce au soutien de Chōzaburō Ina, fondateur d’Ina Seito (aujourd’hui LIXIL) et premier maire de Tokoname, occupe un bâtiment conçu par l’architecte moderniste Sutemi Horiguchi, avec espaces d’exposition, ateliers et installations de recherche dédiés à la culture céramique locale. Une belle découverte rare, avant de poursuivre notre route vers un konbini pour déjeuner au soleil. »

« Pause déjeuner en plein soleil. Direction les musées INAX LIXIL, Ce complexe culturel invite les visiteurs à découvrir l’univers de l’argile et de la céramique à travers plusieurs espaces d’exposition, d’ateliers et d’expériences pratiques. Les différents bâtiments, comme le Tile Museum, le Kiln Plaza ou encore le Ceramics Lab, retracent l’histoire, la culture et les techniques de fabrication liées aux matériaux céramiques, depuis la matière première jusqu’aux objets finis. L’objectif est de transmettre l’esprit du savoir-faire artisanal et de montrer comment la céramique a influencé l’architecture, le design et la vie quotidienne au Japon. Le musée des toilettes est indispensable à cette visite. Une belle journée ensoleillée qui clôture ce chapitre dans la préfecture d’Aichi, enfin direction Nagoya pour manger à Ma Maison. »

« Levé tôt et direction Shigaraki dans la préfecture de Shiga. Quelques trains plus tard. Des paysages magnifiques. Un temps superbe au rendez-vous. Que demander de plus ? Laissons nous porter par le voyage au cœur de la céramique japonaise. »

« Bien arrivé à Shigaraki et accueilli par les Tanuki. Le soleil est superbe et chaleureux. Notre auberge est à 5 minutes de la gare et l’on va se prendre à manger au 7Eleven situé à 2 pas. On déjeuner en extérieur, devant l’auberge, en plein soleil et surtout en pleine campagne japonaise. Le bonheur !

« On part à pied visiter le SCCP (Shigaraki Ceramic Cultural Park), ouvert en juin 1990, il a été créé dans le cadre d’un projet d’aménagement dédié aux loisirs. Il vise à promouvoir la céramique à travers des activités variées comme la création artistique, la formation et les expositions. Le parc a également pour objectif de soutenir l’industrie locale et de favoriser le développement culturel grâce aux échanges humains, matériels et d’informations à l’échelle internationale. Il est géré par la Fondation du Shigaraki Ceramic Cultural Park. Nous avons également rendez-vous avec Mami KATSUYA et la visite de l’exposition sublime « the Pinnacle of Kutani Akae Ware: The World of Miyamotoya Kiln and Iida-ya Hachiroemon ». »

« Après cette superbe expo, on est redescendu à pied pour la photo devant le totem de Shigaraki-yaki. 3ème four validé ! Les autres sont descendus en voiture. Ensuite Mami KATSUYA, nous a fait visiter Artists in residence : centre japonais dédié à la céramique contemporaine. Il accueille des artistes en résidence du monde entier, offrant ateliers, équipements spécialisés et échanges culturels favorisant expérimentation, création et dialogue entre traditions locales et pratiques internationales, ainsi renforçant la scène artistique. On a rencontré 2 artistes et le lieu est incroyable. Un vrai tremplin pour les artistes. »

« Une journée bien remplie qui termine au restaurant Uosen, mets de qualité, chef passionné et vaisselle sublimée. Réputé pour la richesse de ses produits locaux. L’établissement propose une cuisine saisonnière raffinée, souvent inspirée du style kaiseki, mettant en valeur des ingrédients provenant à la fois de la montagne, du lac et de la mer. Les plats, notamment à base de fruits de mer, sont préparés avec soin et présentés de manière élégante, offrant une expérience culinaire authentique. L’ambiance y est chaleureuse et le service attentif, ce qui en fait une adresse appréciée, pendant ce Ceramic Tour 2025, pour découvrir la gastronomie japonaise dans un cadre paisible. Merci chef pour votre accueil. À bientôt. »

« Une nouvelle journée commence sur Shigaraki et ses montagnes environnantes. Petit déjeuner japonais pour Viviane et moi, petit déjeuner occidental pour Véronique, Sara et Corinne. On a bien rigolé avant d’aller se balader. Cette auberge date des années 70 et la propriétaire est adorable. »

« A quelques minutes de notre pension, le petit musée de Shigaraki nous accueille pour découvrir l’histoire de la Shigaraki-yaki, les différents styles et la fabrication de cette poterie. La poterie de Shigaraki a été désignée comme artisanat traditionnel par le gouvernement japonais en 1975. En 1977, le Centre des artisanats traditionnels de Shigaraki a été créé. Cependant, comme le bâtiment d’origine était devenu ancien, il a été relocalisé en 2020 près de la gare de Shigaraki, sur la ligne ferroviaire Shigaraki Kōgen. Il est à voir impérativement ! »

« En remontant la rue principale depuis la gare, nous nous sommes arrêtés dans un magasin de matériels pour céramiste : Maruni Pottery Co., Ltd. Autant vous dire que c’était Noël pour certaines personnes du groupe. Puis nous avons visité le sanctuaire Shingu, dédié à la poterie de Shigaraki et déjeuné au joli restaurant : Marupotasha. Délicieux ! Un repas idéal pour continuer notre promenade. »

« Ensuite à l’ouest du sanctuaire, se situe la galerie Keijundo de Takahiko KATŌ, céramiste de renom à Shigaraki. Sa femme nous a super bien accueilli, la galerie montre la modernité de son travail. Une belle rencontre, il nous a ouvert une pièce dédiée à ces grandes céramiques (vases et sculptures). Issu d’une famille traditionnelle de Shigaraki où son père et son grand-père étaient également potiers, KATŌ san n’a pourtant pas été influencé principalement par sa famille, mais davantage par Osamu SUZUKI, fondateur du groupe Sodeisha. Il s’est intéressé à KATŌ SAN alors que celui-ci était encore à l’école primaire, et au fil des années, il l’a assisté lorsqu’il travaillait dans l’atelier familial. Ceux qui connaissent le travail de SUZUKI san savent qu’il travaillait souvent à Shigaraki, utilisant l’argile de Shigaraki dans nombre de ses œuvres majeures. Peu de gens savent que SUZUKI a enseigné à KATŌ de nombreux aspects de l’art, ce qui se reflète clairement dans les œuvres plus radicales que KATŌ produit. un conseil, allez lui rendre visite ! »

« Après cette visite de galerie, on reprend la Rokuro Dori pour faire une halte au four Ogama de Meizan qui s’inscrit dans une tradition céramique vieille de plus de 400 ans, elle-même héritière d’un savoir-faire remontant au Moyen Âge japonais. Installé à côté d’un ancien four à étages (noborigama), symbole des techniques développées dès le 16ème siècle pour une cuisson à haute température, ce lieu témoigne de l’évolution des méthodes de production tout en perpétuant l’art du feu et de la terre propre à la région. La galerie est très intéressante car les céramiques sont modernes. »

« Notre route se poursuit vers le nord ouest de Shigaraki, nous rendons visite à Takahashi RAKUSAI 5ème génération, né en 1954 à Koka (préfecture de Shiga), est l’héritier d’une longue lignée de céramistes spécialisée dans le style Shigaraki. Sa famille perpétue cet art depuis plus de 180 ans, depuis la fondation du four par Takahashi Tozaemon à la fin de l’époque Edo. Formé par son père, Rakusai IV, et inspiré par l’œuvre de Rakusai III, qui contribua à la renaissance des céramiques non émaillées, il reprend le four familial en 2010 et en préserve les traditions. Son four noborigama a été reconstruit 2023. »

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