Artisan et Inconnu – Sōetsu YANAGI

L’auteur explore l’anonymat de l’artisan et son enracinement dans la tradition, le rôle de la culture dans la création, montrant que tout ce que l’on a pu aimer n’est peut-être pas à jamais perdu.

À propos de l’esthétique japonaise, du déclin de l’artisanat et de la survie des traditions et des cultures, la sagesse et la pénétration de Sōetsu YANAGI 柳宗悦 (1889-1961). Avec de nombreuses illustrations en noir et blanc.

La beauté de l’objet quotidien, le respect du cœur de l’artisan, le chant de l’humilité, voici l’essence du Mingei, l’art populaire que décrit YANAGI à travers une démarche intuitive et esthétique qui occupa toute sa vie. Elle fut d’une si grande vigueur qu’elle donna naissance à une sensibilité maintenant vivante dans tout le Japon. Les textes réunis dans Artisan et inconnu ont été écrits entre 1927 et 1954 et furent choisis parmi les très nombreux essais de YANAGI et traduits par Bernard LEACH avec l’aide d’assistants japonais.

YANGAI puisa aux sources de l’art oriental aussi bien qu’occidental, ainsi son message nous touche-t-il au-delà des frontières. Son livre n’est pas un ardu traité d’esthétique, mais un texte plein de fraîcheur et de vie, voyage aux sources de la pensée du philosophe qui nous raconte d’une plume très libre étayant ses théories, souvenirs d’enfance, rencontres marquantes avec des amis chers, quêtes d’objets usuels, émotions pour les œuvres d’art, la création du Musée d’Art populaire de Tokyo…, tout cela clairement et profondément ancré dans le bouddhisme japonais.

Sources des photos : librairieduvoyageur.com / myextremeorient.com

Éditions : L’Asiathèque

Nombre de pages : 198

Format : 16 x 24 cm

Langue : Français

Date de parution : Juin 1992